Lorsque soignant et patient ne partagent pas les mêmes repères culturels, les risques de malentendus se multiplient et peuvent affecter directement la qualité des soins. Une mésentente culturelle peut entraîner une mauvaise interprétation des symptômes (par exemple, une expression différente de la douleur), une incompréhension des consignes thérapeutiques, une méfiance vis-à-vis des traitements ou encore un refus perçu comme de l’opposition alors qu’il s’agit parfois d’un code de pudeur, de hiérarchie ou de décision collective au sein de la famille. Ces décalages peuvent aussi générer de la frustration chez les équipes, un sentiment d’être “mis à l’épreuve”, voire un jugement involontaire sur le comportement du patient. Du côté de ce dernier, cela peut créer un climat d’insécurité, un repli, un manque d’adhésion au soin ou une rupture de confiance. En somme, la mésentente culturelle n’est pas un détail périphérique : elle peut retarder le diagnostic, compliquer la prise en charge et nuire à la relation thérapeutique. Identifier ces risques permet aux soignants d’anticiper, d’ajuster leur communication et d’éviter que ces incompréhensions n’impactent la santé du patient.
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