BOUDDHISME

Chers collègues, vous accueillez un patient de confession bouddhiste.
Voici une liste d’informations utiles à connaître dans le cadre de sa prise en charge médicale.

Informations Générales

● On estime le nombre de bouddhistes dans le monde à plus de 623 millions de personnes. En 2015, les bouddhistes représentaient environ 7 % de la population mondiale.
● Le bouddhisme est populaire sur le continent asiatique, développé notamment dans les pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est. Environ la moitié des bouddhistes vivraient en Chine.
● Beaucoup de Bouddhistes croient que c’est le devoir du malade de supporter la douleur sans se plaindre.
● Les antalgiques sont acceptés dans certains cas. Les traitements contre la détresse psychologique ne le sont pas.

Pourcentage de bouddhistes par pays

Communication

Les moines communiquent par le biais de leur Sak Yant, ou tatouages qui expriment leurs croyances, souffrances ou liens à la nature.

● Des gestes tels que joindre les paumes, la révérence ou la prostration, sont tous utilisés pour saluer et/ou montrer le respect.
● Le principe de réciprocité est le fondement de la morale bouddhiste. Les relations sont extrêmement importantes et il faut veiller à maintenir un équilibre en leur sein.

Croyances, Pratiques & Rituels

Moines en position de prière au temple

● Pour beaucoup de Bouddhistes, le soutien de la communauté et de la famille est de la plus haute importance.
Une autre pratique bouddhiste commune est la fabrication d’offrandes.
Réciter des mantras aide à accéder au calme intérieur.
Le principal jour saint bouddhiste est le jour de l’anniversaire de Bouddha (Vesak), à la pleine lune de mai.
Les bouddhistes n’utilisent pas de substances enivrantes.

Habitudes Alimentaires

Moines défilant dans la rue pour demander l'aumône auprès de la population

● Le principe de ne pas tuer devrait entraîner un régime alimentaire végétarien.
● En principe, un Bouddhiste engagé s’abstient de boire de l’alcool.

Grossesse & Maternité

Aspirants moines en pleine prière

● Pour les bouddhistes l’enfant né dès la conception.
● Les Tibétains considèrent donc qu’à la naissance, l’enfant a déjà 1 an.
● Un des rites de naissance consiste à couper les cheveux du nouveau-né.
● A la naissance, les bouddhistes recommandent de ne pas couper trop rapidement le contact avec la mère et d’assurer un environnement avec des lumières tamisées.
● Les bouddhistes préconisent de ne pas couper le cordon tout de suite.
● La question de l’avortement est un sujet actuellement très débattu au sein de la communauté

Soins de Fin de Vie

Ancien tenant son chapelet entre ses mains

Les bouddhistes croient en la réincarnation. L’état d’esprit au moment de la mort est donc crucial, car c’est ce qui détermine la situation dans laquelle une personne renaîtra. La gestion de l’anxiété à travers des exercices de respiration et/ou de relaxation  peuvent donc être appropriés.
Certains bouddhistes pourraient réciter des mantras ou vouloir être en contact avec des Stupas (reliques saintes) pour aider à purifier leur Karma.
Au moment de la mort, la coutume est de placer le défunt sur son côté droit et de bloquer la narine droite avec du coton ou quelque chose de similaire. Après cela, le corps est laissé intact et une figure religieuse vient mener les derniers rites.
Chez les Bouddhistes, certaines personnes ne souhaitent pas faire de don d’organes de peur de se réincarner dans leur prochaine vie avec un handicap.
Le maintien en vie artificiel est considéré comme inutile si l’esprit de la personne n’est plus alerte.
● En revanche, les croyances bouddhistes s’opposent à tout ce qui provoque la mort en abrégeant la douleur.

Exemples de Cas Rencontrés

Cette section nous permet de partager des expériences vécues. N’hésitez pas à partager les vôtres avec la communauté.

Un homme de confession bouddhiste âgé de 40 ans souffre d’insuffisance rénale chronique. Le traitement qu’il doit prendre est basé sur un riche apport en protéines.
L’infirmière lui recommande de manger des aliments riches en protéines d’origine animale. Cependant, le patient veut devenir un hindou vertueux et est devenu végétarien. Pour respecter le choix du patient, l’infirmière peut faire appel à un diététicien afin de trouver les autres aliments pouvant être riches en protéines ou faire appel à un prêtre qui pourrait convaincre le client de prendre son traitement pour guérir. Le choix reviendra toujours au patient.

Sources

● Cleveland clinic – Diversity Toolkit 
● Wikipedia

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