L’importance de prendre conscience de sa propore culture pour éviter les maladresses

Avant de chercher à comprendre la culture d’un patient, il est essentiel de reconnaître que nous avons, nous aussi, une culture qui influence notre manière de soigner, de questionner, d’interpréter les attitudes et même de définir ce qui est “normal” ou “approprié”. Cette prise de conscience évite un écueil fréquent : croire que notre propre vision du soin est neutre, universelle, évidente. En réalité, nos normes – rapport au temps, à l’autonomie, à la pudeur, à la douleur, à l’autorité médicale – façonnent nos réactions et peuvent créer des incompréhensions involontaires. Prendre du recul sur sa propre culture, c’est donc reconnaître les filtres à travers lesquels on observe le patient : ce qui nous surprend, ce qui nous met mal à l’aise, ce que nous considérons comme “logique”. Cette lucidité permet de réduire les jugements rapides, d’éviter les maladresses relationnelles et d’ouvrir un espace réellement accueillant pour l’autre. Plus un soignant connaît ses propres repères, plus il est capable d’ajuster sa posture, de poser des questions sans projeter ses normes et de construire une relation de soin qui respecte et comprend la singularité culturelle du patient.

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